L’Equateur, ce Pays des Volcans

Il est des pays qui inspirent immédiatement l’aventure, le dépassement de soi, la diversité et la richesse de la nature, les iles extraordinaires.

L’Equateur est un pays de volcans. Dû à un phénomène de superposition des plaques océaniques et continentale, l’Equateur compte un nombre important de volcans, dont une dizaine dépassant les 5 000 mètres d’altitude. Les Andes traversent du nord au sud ce territoire qui entrerait deux fois dans la France. Difficile d’échapper à ces majestueux volcans dominant les paysages andins.

Le célèbre scientifique allemand Humboldt avait surnommé ces grands espaces « la vallée des volcans » lors de ses explorations du début du 19ème siècle. On rencontre ces volcans non seulement sur la partie continentale de l’Equateur mais aussi à 1 000 kilomètres en plein pacifique sur les fameuses îles Galapagos (renvoi article..) toutes d’origine volcanique.

On distingue quatre zones volcaniques continentales en Equateur. Je ne pense pas utile d’entrer dans le détail, mais c’est juste pour démontrer l’omniprésence des volcans dans le paysage.

 

Volcans Equateur

La Montagne la plus haute du Globe

A ce propos, tout le monde connait la montagne la plus élevée du Monde mesurée par rapport au niveau de la mer, oui ? C’est bien-sûr le Mont Everest, situé en Asie, dans la chaine Himalayenne. Avec ses 8 848 mètres, c’est clair elle met tout le monde d’accord. Nos Alpes sont ridicules à côté et même les Andes sont en retrait.

Le Chimborazo d’Equateur avec ses 6 267 mètres est loin du compte, me direz-vous ? Eh bien, détrompez-vous et dites-vous qu’encore une fois tout est question de point de vue. Si on observe une montagne par rapport à son environnement, on sera plus ou moins impressionné par son coté dominant.

Dans le Sud de la France on connait ce phénomène avec le Canigou dominant de ses 2 784 mètres la plaine du Roussillon ou encore le Mont Ventoux, le « Géant » de Provence avec ses 1 911 mètres. J’entends rigoler ?

Le Chimborazo, plus haut que l’Everest

Eh bien et si je vous demandais si vous connaissez le nom de la montagne la plus haute, en se référant à une hauteur prise non pas au niveau de la mer mais du centre de la Terre ? Ah oui là, on peut pas mieux faire non ? Eh bien je vous le mets dans le mille, cette montagne, c’est notre célèbre volcan équatorien le Chimborazo.

Je passerai rapidement sur les arguments scientifiques, la terre qui n’est pas totalement ronde, le Chimborazo situé quasi sur la ligne de l’Equateur alors que l’Everest est situé à 28 degrés Nord… Bref, le Chimborazo est à 6 385 kilomètres du cœur de notre globe alors que l’Everest voit son Pic à seulement 6 382 kilomètres. 3 000 mètres qu’il lui met à l’Everest, le Chimborazo.

Inédit

Vous ne me croyez pas ? Vous rencontrerez cependant une plaque commémorative installée à flanc de volcan au refuge Hermanos Carrel situé à 4 800 mètres d’altitude. Hermanos Carrel, « frères Carrel » pour les linguistes, vient des frères Louis et Jean-Antoine Carrel, qui accompagnaient Edward Whymper lors de la première ascension réalisée avec succès en 1880 du mont Chimborazo par des occidentaux.

Le fait est bien que si un jour vous parveniez au sommet du Chimborazo, vous ne seriez pas parvenu sur le « toit du Monde » mais bien sur le toit de la planète Terre toute entière. Wouaaahhh.

Il apparaît par conséquent « beaucoup » plus facile et moins dispendieux d’atteindre le sommet du Chimborazo. Alors, si vous avez un peu de temps, une excellente condition physique, une âme de montagnard, à bon entendeur…

 

L’ascension des deux montagnes emblématiques de l’Equateur

Vous aimez les défis et vous n’avez pas les moyens d’aller tutoyer les sommets himalayens ? A condition d’être un minimum expert dans l’ascension de sommets de montagne, l’ascension de nos deux géants équatoriens est un challenge à la hauteur de vos désirs.

Une préparation puis une acclimatation obligatoires

Le défi nécessite une disponibilité minimum de 15 jours. Il faut compter en effet avec une période d’acclimatation qui se traduit par des treks se déroulant de plus en plus haut afin de vous habituer progressivement à une altitude, on peut bien dire ce que l’on veut, à laquelle on n’est pas accoutumé. Vous pensiez arriver à 5 900 mètres et plus sans souffrir un minimum. Vous ne regarderez plus le Mont Blanc de la même façon en pensant à ce strict point de vue altitude.

N’oubliez jamais une chose : que si l’ascension de telles montagnes peut sembler « simple » sur le papier puisque c’est justement inscrit sur le programme, vous n’en demeurez pas moins tributaire d’un élément essentiel en montagne, la météo.

On nous le dit toujours, la météo change très vite en montagne. Un ciel bleu peut laisser place en quelques instants à un ciel chargé et la minute suivant un orage et une tempête de neige contre laquelle il sera bien difficile de lutter.

 

Être bien encadrés

C’est pour cette raison que, outre le fait qu’il vaut mieux déjà à la base être un montagnard un minimum expérimenté pour réaliser les ascensions, vous devez vous assurer d’être bien encadrés. On est en montagne, donc il faut des guides et aussi des guides de Haute Montagne. Sinon, c’est bien simple, ne partez pas. Il faut tout de même terminer les ascensions sur des glaciers, avec des crampons et tout. C’est du sérieux.

L’ascension de ces montagnes représente sans doute un certain coût. Mais c’est le prix pour être encadré par des personnes professionnelles qui ont étudié la montagne et tout ce qui en découle.

Soyez conscient que vous allez vous lever à des heures matinales, mais la montagne vous impose ses règles, vous êtes tout petits, vous n’êtes pas les maîtres ici, vous êtes invités et selon les règles des Maîtres des lieux, les Apus des montagnes. Ils ont leur caractère et autant ne pas les défier.

Le prix de votre ascension comprend également les entrées à ces Parcs naturels, souvent protégés. Vous participez ainsi à leur protection.

 

 

Le Volcan Cotopaxi et son cône parfait

Vous avez sans doute démarré votre voyage en Equateur par sa capitale, Quito. De là, souvent, on emprunte la route centrale qui descend du Nord au Sud, à travers les cols andins, jusque Cuenca et plus au sud encore. Une route extraordinaire.

A quelques 60 kilomètres au sud de Quito se détache la forme parfaite du cône du Cotopaxi. Ce cône fait partie des volcans type stratovolcans, au même titre que le fameux Mont Fuji au Japon. De même, Il domine les vallées environnantes. Fascinant !

Un volcan toujours actif

Le Cotopaxi est toujours en activité, il est d’ailleurs le plus haut volcan actif du pays.

On rencontre des neiges éternelles et le glacier au-dessus de 4 900 mètres. Les dernières explosions accompagnées de panache de fumée et de pluie de cendres notamment jusque Quito datent d’août 2015.

Une ascension en deux temps

On peut accéder par la route jusque 4 500 mètres d’altitude, la piste chaotique vous mènera jusqu’au lodge Tambopaxi.

Pour le reste de l’ascension, il faut bien se rendre à l’évidence, il va falloir marcher. La route est alors balisée jusque le refuge Jose Felix Rivas construit initialement en 1971 à 4 800 mètres d’altitude, suite à l’expansion spectaculaire du tourisme ayant pour thème l’ascension du sommet du volcan.

Du refuge, restent encore 7 heures d’ascension pour parcourir les 1 090 mètres qui vous séparent du sommet.

Souvent, on vous propose de dormir au refuge, mais aussi de se lever en plein milieu de la nuit pour arriver le matin et pouvoir redescendre durant la matinée (la durée pour redescendre n’est plus que de 3 heures 30 minutes, c’est beaucoup plus rapide), afin de disposer d’une météo plus stable.

Vous terminez avec les crampons pour avancer en sécurité sur le glacier.

L’accès final au sommet n’est pas garanti. La météo est capricieuse certes mais parfois c’est le voyageur lui-même qui devra avouer ses propres limites.

 

Une alternative possible pour les non-montagnards

Si vous préférez ou que vous n’êtes pas férus ou encore experts d’altitude à tout prix, vous pourrez choisir de rester au pied de ces géants et pleinement profiter de splendides balades autour de ces montagnes.

Vous pourrez alors vous approcher de ces volcans, mais sans les défier à proprement parler.

Vous pourrez préférer aller admirer les reflets des montagnes dans les eaux transparentes des lacs tel le Limpiopungo, ou encore passer du temps autour de la laguna de Quilotoa. Cette dernière est d’ailleurs née dans un cratère.

Vous pourrez aussi profiter de l’ambiance des villages et petites villes que vous croiserez en parcourant cette « avenue des volcans », comme Baños par exemple ou autres villages aux marchés fabuleux tels Zumbahua et son marché du samedi ou encore Saquisili, où se tient le jeudi un des plus beaux marchés de l’Equateur, pas si éloigné de Latacunga.

 

L’ascension du volcan Chimborazo, le Géant de l’Equateur

Le Chimborazo représente moins de risque d’éruption. La dernière en date remonte à plus de 10 000 ans. On peut espérer que cela dure encore un peu.

La première ascension par des occidentaux réalisée jusqu’au sommet remonte à 1880, par Whymper et les frères Carrel, que nous avons déjà cités un peu plus haut. Toutes les tentatives précédentes avaient avorté, ou du fait de problèmes physiques des aventuriers ou encore des conditions climatiques, montagne aidant, qui varient en un instant du tout au tout.

Si l’ascension du Cotopaxi n’est déjà pas simple, celle du Chimborazo l’est encore moins.

Tout y est pour les fondus d’efforts : importants dénivelés, météo changeante et souvent délicate, il faut être en excellente condition physique pour se mesurer au géant andin, et si possible avoir une bonne expérience de la marche avec crampons. Pas question de tricher ou de se prétendre ce que l’on n’est pas. La nature a ses règles que la condition humaine ne connait pas.

Toujours une ascension en deux temps

On accède au refuge Carrel à 4 800 mètres en auto. De là on grimpe à pied en deux heures environ au refuge le plus élevé du Monde, le refuge Whymper, à 5 100 mètres.

De nouveau, on vous lève en plein milieu de la nuit, pour gravir les 1 200 et quelques mètres qui vous séparent du sommet du volcan. Si tout va bien, ce sont encore 10 à 13 heures de marches qui vous attendent aujourd’hui, ascension et descente comprises.

Voyage en Equateur

 

Un nécessaire hommage à la Nature

On peut profiter de la présentation de ces sommets andins afin de sensibiliser les lecteurs et voyageurs aux effets catastrophiques du dérèglement climatique.

L’Equateur est l’un des pays aux écosystèmes les plus variés au Monde. On compte presque 1 600 espèces d’oiseaux, nombre parmi les plus élevés.

L’altitude du pays s’étage de 0 à 6 367 mètres, on y rencontre tous les climats possibles tels que la côte, l’Amazonie, la moyenne montagne, la haute montagne, les vallées intermédiaires.

 

Entre parenthèses

Le Chimborazo et d’autres sommets et volcans des Andes, et pas seulement en Equateur, fournissent en eau grâce aux fontes des glaces des villes entières et parfois de grande importance. Des problèmes d’approvisionnement sont déjà apparus de façon sporadique ces toutes dernières décennies. Les chercheurs prévoient cependant une accélération de ces phénomènes et dans un avenir proche de gros problèmes d’approvisionnement pour des villes telles que Quito, Lima au Pérou et bien d’autres grandes agglomérations du continent sud-américain.

 

Voyage en Equateur

En conclusion

Enfin, si vous ne vous sentez pas de réaliser les ascensions de ces deux montagnes, en raison des importants changements d’altitude, de votre manque d’expérience, ou aussi du manque de temps, il vous reste à profiter de la vue sur ces montagnes en parcourant les vallées entre les volcans, à la rencontre des peuples des villes et villages qui vivent au quotidien à l’ombre de ces merveilles et qui leur vouent des croyances ancestrales.

Les périodes quand partir

Pour réaliser l’ascension des volcans, on vous demande de marcher de nuit en raison de la météo. En toute saison, le temps peut varier rapidement et il peut alors neiger ou pleuvoir, selon.

Sachez qu’en juillet et août, saison sèche, qui correspond à notre période haute saison, il peut y avoir beaucoup de vent en altitude, ce qui n’engage que peu à se livrer à la marche sur glacier. Bref, ce n’est pas la période idéale. On peut voir annuler une ascension pour cause d’orage ou de vent violent, il faut le savoir.

On en déduira que les meilleures saisons sont mai, juin et septembre, octobre.

Il faut bien compter deux semaines minimum de disponibilité pour réaliser dans de bonnes conditions l’ascension de ces deux sommets. N’oublions pas qu’il faut un temps d’acclimatation à l’altitude qui est plus qu’indispensable. Il vous faudra passer par l’ascension d’autres sommets avant de vous attaquer aux deux géants de l’Equateur.

Vous avez tout de même en face de vous deux sommets à 5 897 et 6 263 mètres. Respect !

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