Les civilisations pré-Incas

Avant l’arrivée des Incas, qui, rappelons-le, restèrent moins d’un siècle, de nombreuses cultures se sont épanouies sur le territoire aujourd’hui appelé Équateur. Aux alentours de 3500 avant JC, le peuple Valdivia occupait la péninsule de Santa Elena, y laissant d’incroyables céramiques. C’est autour du premier millénaire que des puissances territoriales plus étendues s’installèrent, en établissant leurs centres de pouvoir dans les Andes.

L’archéologie équatorienne, peu financée, n’en est malheureusement qu’à ses balbutiements. Il existe en Équateur de très nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore fait l’objet de fouilles, mais sont connus par les locaux et les passionnés, notamment dans la région de Manabi. Ces richesses enfouies ont sûrement beaucoup à nous raconter sur les civilisations pré-Incas. Pour l’heure, voici ce sur quoi s’accordent les spécialistes (ou non) ! Tout au long de cet article, vous trouverez des indications sur les lieux à visiter ou les musées qui abritent des pièces archéologiques.

Une hypothèse sur l’origine des premiers peuples identifiés en Équateur…

Selon certaines théories, les premiers peuples identifiés sur le territoire équatorien seraient les descendants de peuples qui auraient migré de la Sibérie vers l’Alaska, en passant par le détroit de Béring, et auraient ensuite essaimé sur tout le continent américain.

Les plus anciennes traces de vie humaine en Équateur ont été trouvées à El Inga, près de Quito. Des archéologues y ont déniché des pointes, des flèches et des outils en pierre, remontant à environ 9000 ans.

Les cultures pré-Incas Las Vegas et Valdivia

Si la majorité des peuples indigènes qui s’identifient comme tels vivent aujourd’hui dans la Sierra et l’Amazonie, la plus grande partie des traces de vie humaine préhistorique en Équateur a été retrouvée sur la côte Pacifique, qui fût le lieu de vie de plusieurs cultures sédentaires.

Il est globalement établi aujourd’hui que ces peuples venaient de l’actuel Brésil, et migraient vers les zones habitables de la côte.

Le peuple Las Vegas, constitué de chasseurs-cueilleurs nomades, aurait ainsi vécu sur la côte, autour de Santa Elena. Certaines traces laissent penser qu’ils auraient commencé à établir une agriculture sédentaire, mais ceci est encore une hypothèse !

La plus ancienne culture sédentaire est la culture Valdivia, qui occupait la péninsule de Santa Elena autour de 3500 avant J.C. Ils utilisaient l’agriculture, et cultivaient notamment le maïs, ainsi que la pêche. Les Valdivias sont aujourd’hui célèbres pour leur céramique, en particulier leurs Vénus, que vous pouvez admirer à Cuenca (Musée des cultures aborigènes) ou à Quito (Musée National). Les Valdivia ont également laissé des objets en pierre polie, et il semble qu’ils auraient par ailleurs développé des liens commerciaux avec les Andes et l’Amazonie, naviguant à bord de radeaux à voiles.

Les Chorreras et les Machalillas

Par la suite, la culture Chorrera fût la plus influente et la plus étendue pendant la période qui s’étend de 4000 avant J.C à 300 après J.C. Les Chorreras, tout comme les Machalillas, occupèrent la péninsule de Santa Elena (dans l’actuelle province de Manabi).

Ces deux cultures sont connues pour avoir utilisé la technique de la déformation crânienne. Toutes les statuettes, qu’elles représentent des hommes, des femmes, ou des enfants, montrent des visages au crâne déformé. Il semblerait que, pour des raisons encore floues, ils entouraient la tête des bébés d’une sorte de casque en bois pour que le crâne s’allonge et s’élargisse. Selon certains archéologues, cette pratique aurait été une façon d’indiquer un haut statut social.

Dans les cimetières Machalillas, on a également retrouvé des corps inhumés dans des sortes de carapaces en céramique. Les Chorerras, quant à eux, ont laissé de nombreuses poteries zoomorphes, phytomorphes et anthropomorphes, dont des cruches siffleuses, qui émettent des sons d’animaux quand elles sont remplies ! Les spécialistes supposent qu’ils ont également initié le travail de l’or, du cuivre, et le tissage.

Vous pouvez admirer l’art des de ces différentes cultures dans les musées suivants : le Musée National (Quito), le Musée des Cultures Aborigènes (Cuenca), le Musée Mindalae (Quito).

Vers l’intégration des peuples en sociétés élargies

Autour de 600 après J.C, on détecte la trace de nombreuses cultures établies sur la côte : les Bahia, les Tolitas, les Jama-Coaque, les Jambelis et les Guangala. L’hypothèse dominante veut que ces sociétés aient été dominées par des rois-prêtres et des seigneurs marchands qui pratiquaient le commerce de longue distance.

On a retrouvé de magnifiques bijoux en or et en argent, taillés par les Tolitas, et les archéologues ont établi qu’ils furent les premiers à fondre et à utiliser le platine. Vous pouvez admirer le très beau « Soleil d’Or », conservé au Musée National à Quito.

Les Bahia, quant à eux, ont laissé de grandes statuettes (environ 80 centimètres) représentant des prêtres ou des chamans, tandis que les Jama-Coaque produisaient une céramique très fine et détaillée, qui laisse voir les détails des étoffes et des bijoux qu’ils utilisaient. Ils ont également laissé de nombreux masques et statuettes (de musiciens, danseurs, prêtres, sorciers…) témoignant d’une spiritualité complexe.

Vous pouvez admirer l’art des de ces différentes cultures dans les musées suivants : le Musée National (Quito), le Musée des Cultures Aborigènes (Cuenca), le Musée Mindalae (Quito).

On a retrouvé les traces d’autres cultures de la même époque dans la zone andine : les Narrios, les Tuncahuanes, les Cotocoallao et les Panzaleos. Ces derniers auraient été les premiers a utiliser la technique de la réduction des têtes (aussi appelée tzantza), qui est connue pour avoir été longtemps utilisée par les Shuar d’Amazonie.

On estime qu’autour de 800 après J.C, ces groupes commencèrent à former des sociétés plus grandes et hiérarchisées. Parmi celles-ci, on peut nommer les cultures Manteña, Huancavilcas et Caras, sur la côte ; les Kitus, dans les Andes du nord ; les Pururhaes, dans la Sierra centrale, et les Cañaris, autour de l’actuelle Cuenca.

Les Manteños et les Huancavilcas, dont les traces ont été retrouvées dans les provinces actuelles de Manabi et Guayas, étaient pêcheurs et commerçants. Il semble notamment qu’ils avaient établi un réseau de commerce allant du Chili au Panama. Près de Puerto Lopez, dans la communauté d’Agua Blanca, vous pourrez visiter un petit musée et un gisement archéologique de la culture Manteña.

Le peuple Yumbo

Il est un autre peuple, moins connu et moins documenté, qu’il nous semble important de mentionner ici. Il s’agit du peuple Yumbo. Celui-ci ne dispose même pas d’une page en ligne à son sujet, mais est pourtant l’objet de recherches d’archéologues et d’historiens équatoriens. Par ailleurs, de nombreux sites, et la persistance de rites Yumbos à l’époque actuelle, témoignent de son existence.

Selon les spécialistes, dont le plus renommé est Holger Jara, les Yumbos vivaient dans la zone de Tulipe, au nord-ouest de Quito, entre 400 et 1600 après J.C. Ils commerçaient avec les peuples de la côte et de l’Amazonie, et ont laissé des piscines, qui étaient utilisées à des fins rituelles de purification. La plus connue est située à Tulipe. S’y trouvent également plusieurs pétroglyphes. Un musée du site très intéressant a été créé dans ce petit village autour de la culture Yumbo. Il est également possible d’observer les rituels Yumbos à la période de Noël, dans le quartier de la Magdalena ou de Cotocollao à Quito : à cette occasion, les danseurs se réunissent et jouent de la musique.

Les cultures dominantes au moment de l’invasion Inca

Autour de l’an 1000, le peuple Cara soumit les Kitus, et fût ensuite connu comme le peuple Kitu-Cara (ou Shyris). Cette culture devint la culture dominante dans les Andes, jusqu’en 1300 environ, quand les Puruhas de la zone andine centrale commencèrent à gagner en puissance, notamment sur les Pillaros et les Sigchos. La troisième culture qui dominait alors le territoire était la culture cañari.

A leur arrivée, les Incas durent aussi affronter les peuples du nord des Andes : les Karankis et les Kayambis.

Photos : Musée National de Quito et Musée de Patate.

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