L’empire Inca

Malgré leur courte présence sur le territoire aujourd’hui appelé Équateur -moins d’un siècle, les Incas ont profondément marqué l’organisation sociale, ainsi que les pratiques culturelles, religieuses et agricoles de cette terre. Le Kichwa, langue imposée par l’empire, est encore parlé par plus d’un quart de la population aujourd’hui !

Tout au long du Capac Ñan, et notamment à Ingapirca, vous trouverez des traces de leur passage en Équateur. Cliquez ici pour voir notre article sur le sujet, nous y détaillons tous sites incas intéressants à visiter en Équateur !

Le mythe fondateur : Viracocha, créateur de l’empire

Selon la légende, le dieu Viracocha surgit des eaux du lac Titicaca (entre le Pérou et la Bolivie), et créa la Lune (Killa), le Soleil (Inti) et les étoiles (Wara). Il se mit ensuite en quête d’un territoire où s’établir, guidé par le grand prêtre du dieu Soleil Manco Capac. Quand il arrive à Cuzco, son sceptre d’or s’enfonçant dans la terre comme l’avait prédit la prophétie, il décide de s’y installer. C’est ainsi que, selon la légende, fût fondée la capitale de l’Empire inca, aux alentours de 1200.

L’expansion territoriale de l’Empire inca

Il faut cependant attendre l’avènement du neuvième Inca, Pachacutec, pour que l’empire connaisse une expansion fulgurante au début du XVème siècle. Les Incas soumettent les Chimus au nord et les Nazcas au sud. Les tribus conquises se voient imposer le Kichwa comme langue officielle. Les conquêtes de Pachacutec s’étendent alors du sud de l’Équateur au nord du Chili.

Son fils, Tupac Yupanqui, poursuit les conquêtes vers le nord de l’Équateur en assimilant les Cañaris (autour de Cuenca), les Caras (au nord) et les Kitus (autour de Quito). Un grand réseau routier, le Capac Ñan, est mis en place pour faciliter la colonisation puis la circulation des biens, des armées et des informations, du nord au sud du Tahuantinsuyu (l’empire, en Kichwa).

En 1528, Tupac Yupanqui passe le flambeau à son fils, Huayna Capac. Celui-ci soumet les populations du nord de l’Équateur et épouse une princesse de Quito, qui donnera naissance à Atahualpa. En 1515, lors de la dernière grande bataille opposant les Incas à ces populations du nord (Karankis et Kayambis), il y eu tant de morts (20.000), que lorsque ceux-ci furent jetés dans le lac, sa couleur changea. Ce serait l’origine du nom du lac Yahuarcocha (littéralement, lac de sang).

A cette époque, l’Empire inca s’étend sur 4000 kilomètres, du sud de la Colombie jusqu’au milieu du Chili, sur toute la bande de terre qui va des Andes au Pacifique. Règne alors Huayna Capac. Mais une épidémie de variole emporte ce dernier, et la rumeur de la présence d’étrangers barbus et casqués enfle… L’Espagnol Francisco Pizarro vient de débarquer à Esmeraldas (1527) avec 180 hommes.

La chute de l’Empire inca

L’arrivée des conquistadors, assoiffés d’or, coïncide tristement avec une lutte fratricide, à la mort de Huayna Capac, entre ses deux fils, Huascar, basé à Cuzco, et Atahualpa, basé à Quito. Atahualpa finira par vaincre son frère en 1532 à Ambato, dans le centre du pays, et devenir ainsi le roi d’un empire meurtri et divisé. Cette division facilite la victoire de Pizarro sur les troupes pourtant largement plus nombreuses d’Atahualpa.

Ce dernier est ensuite capturé à Cajamarca par Pizarro, de façon déloyale lors d’une rencontre organisée entre les deux chefs de guerre, et une forte rançon est demandée pour sa libération. Mais, alors même que la rançon était en partie payée, Pizarro trahit Atahualpa, le fait baptiser, puis juger pour inceste, polygamie, adoration de faux dieux et crimes contre le roi, avant de le faire exécuter en 1533.

Le trésor d’Atahualpa

Le général de guerre Rumiñahui, qui devait apporter une partie de la rançon pour permettre la libération d’Atahualpa, apprenant qu’il avait été tué, cacha le trésor dans les montagnes équatoriennes, au cœur de ce qui est maintenant le Parc National de Llanganates. Certains le cherchent encore aujourd’hui ! Un beau film équatorien, A son of a man, a même été récemment produit (2019), sur la recherche du trésor d’Atahualpa.

Rumiñahui revint ensuite vers le nord, dans ce qui est aujourd’hui l’Équateur, pour organiser la résistance face aux espagnols. Cependant, différents peuples indiens, tels que les Cañaris, qui souhaitaient se débarrasser des Incas, s’allièrent aux Espagnols.

Quand le lieutenant Benalcazar, aux ordres de Pizarro, arrive à Quito en 1534, la ville est détruite. En effet, Rumiñahui préféra la laisser en ruine que l’offrir aux colons. Quito fût ensuite refondée le 6 décembre 1534 par les Espagnols, et Rumiñahui exécuté en 1535.

Après la bataille

Lors de la chute de l’empire de Cuzco, les Espagnols portent sur le trône un empereur fantoche, Manco Capac (troisième fils de Huayna Capac). Cependant, celui-ci ne tarde pas à se rebeller et tente de reprendre le contrôle de l’empire, à la tête de 200 000 guerriers. Assiégé par les Espagnols à Cuzco pendant près d’un an, ils résistent avant de devoir se replier vers l’Équateur, dans la ville de Vilcabamba, qui devient alors la capitale de l’empire. Tupac Amaru, le dernier empereur officiel, est détrôné par les espagnols en 1572.

Les changements introduits par l’Empire inca en Équateur

Sous l’Empire inca, l’organisation sociale des peuples colonisés changea de façon drastique. La propriété privée des terres fût abolie, pour laisser place à une propriété collective, dans le cadre du système d’ayllu. Chaque famille avait la responsabilité de cultiver une portion de l’ayllu et une partie des récoltes étaient réservées à la famille royale et aux prêtres. Chaque ayllu cultivait des produits différents en fonction de la localisation géographique, afin d’assurer la stabilité de l’Empire.

De nouvelles méthodes agricoles furent également introduites (l’irrigation et l’utilisation des lamas), ainsi que des cultures (cacao et cacahuète notamment).

Cette gestion communautaire de la production agricole permettait la disponibilité d’une importante main-d’œuvre pour réaliser les travaux de la mita (corvée), à laquelle était soumise tous les hommes de 15 à 50 ans. La mita consistait en différentes tâches au service des infrastructures de l’empire : construction de routes, de palais et de temples, et maintien de ceux-ci.

La langue Kichwa fût également imposée aux peuples soumis. Cependant, il est important de souligner qu’en réalité, ce sont les Espagnols qui contribuèrent le plus à sa diffusion, après l’avoir choisie comme lingua franca dans le cadre de l’évangélisation des indiens.

L’empire collectait également des impôts et mit en place un réseau routier (le Capac Ñan) et un système de communication. Ce dernier était basé sur les chasquis, messagers royaux, qui se relayaient chaque demi-lieue dans les tambos (auberges). Répartis sur tout le territoire, les tambos permettaient également de contrôler celui-ci et de lever l’impôt.

Les Incas diffusèrent aussi leur religion, adorant le dieu Soleil (Inti) et le créateur (Viracocha), tout en tolérant les cultes religieux préexistants.

Pour maintenir leur contrôle sur le territoire, les Incas étouffaient toute velléité de liberté individuelle. Ainsi, il était interdit de migrer librement, mais lorsque des rebelles émergeaient, ils étaient déplacés de force vers d’autres territoires, afin d’éviter la persistance de quelconque organisation dissidente. Ces déplacés de force étaient appelés mitimaes.

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