Les vestiges pré-Colombiens

Les vestiges pré-Colombiens se réfèrent à tous les sites archéologiques remontant à la période qui précède l’arrivée de Christophe Colomb sur le continent latino-américain, en 1492.

En Equateur, le site le plus important est celui d’Ingapirca. Son temple du soleil servait de lieu cérémonial et vraisemblablement d’observatoire solaire. Sa structure sans mortier, composée de niches et de portes trapézoïdales, est caractéristique de l’architecture inca. Tout au long du Capac Ñan, chemin royal de l’Inca, vous trouverez d’autres sites archéologiques de l’époque inca (temples lunaires, auberges, ponts, etc.).

Actuellement, le dernier refuge de l’Inca Atahualpa est en-cours d’exploration et devrait prochainement être accessible au public.

Par ailleurs, les civilisations pré-incas ont également laissé différents vestiges, bien que ceux-ci sont encore moins connus et étudiés. C’est notamment le cas des vestiges Yumbos, et des pétroglyphes des premières cultures ayant vécu sur la côte pacifique.

Le Capac Ñan

En langage Kichwa, le Capac Ñan signifie Route Royale et désigne le célèbre Chemin de l’Inca, progressivement construit au XVème siècle sur toute la ligne andine. Du sud de la Colombie au Chili, il traverse ainsi l’Équateur, le Pérou et la Bolivie.

Au Pérou, il est connu sous l’appellation de Qhapaq Ñan (transcription du Quechua Aymara) et des milliers de visiteurs parcourent l’un de ses segments chaque année pour rejoindre le Machu Pichu. En Equateur, ce chemin traverse également le pays, et relie près d’une cinquantaine de sites archéologiques : des sites cérémoniaux, des Tambos (lieux de repos de l’Inca et ses troupes), des sites d’observation astronomique… Ses mystères et ses incroyables paysages en font un itinéraire de choix tant pour les passionés de randonnée que pour les amateurs d’histoire !

La route d’Achupallas à Ingapirca

C’est sûrement le segment le plus impressionnant du Capac Ñan en Equateur. L’itinéraire commence à Achupallas, un petit village de la province du Chimborazo, où vous pourrez admirer la forteresse de Qallana Pucara. De là, vous trouverez à 9km le Tambo (auberge) de Cuchishiana. A 11km de Cuchishiana, vous arriverez à Paredones de Culebrillas, un autre Tambo, qui fût également un centre administratif de l’Empire Inca, près de la lagune de Culebrillas.

Ingapirca, ou Temple Solaire d’Hatun Cañar

Vous arriverez ensuite à Ingapirca (Mur de l’Inca en Kichwa), un site archéologique situé au nord de Cuenca. Ancien site cérémonial des cañaris, qui rendaient hommage à la lune, le site fût repris par les incas, qui y édifièrent un site cérémonial dédié au soleil au début du XVIème siècle.

Restaurées dans les années 70, les ruines d’Ingapirca comptent parmi les sites incas les mieux conservés en Equateur. L’achitecture du site mêle des éléments de construction traditionnelle cañari et inca. Selon les historiens, ce site aurait eu un rôle militaire comme poste avancé durant l’expansion territoriale de l’Empire, mais serait avant tout un ancien lieu cérémonial. En outre, certaines ruines seraient celles d’un monument funéraire.

Aujourd’hui, sous l’oeuil attentif des lamas, les visiteurs peuvent admirer certaines spécificités architecturales des constructions incas (les fenêtres trapézoïdales, les pierres polies, etc.).

Malqui Machay, le dernier refuge d’Atahualpa

En 2004, des archéologues équatoriens trouvent les restes d’un édifice inca sur les terres d’un particulier, dans le canton de Sigchos (province du Cotopaxi), près du Capac Ñan. Après plusieurs années de recherches, ils affirment que ce site aurait été le dernier lieu de repos de l’empereur inca Atahualpa, avant que celui-ci ne soit exécuté par Pizarro en 1533. Ce site aurait également abrité les restes de la momie d’Atahualpa après son exécution. En effet, malqui signifie momie en Kichwa.

Le site est encore en cours d’exploration. Une rénovation et reconstitution des vestiges est prévue par l’Institut National du Patrimoine.

Pour en savoir plus et découvrir les autres sites du Capac Ñan, veuillez vous référer à notre article sur le sujet en cliquant ici.

Les vestiges des civilisations pré-incas

Avant l’arrivée des Incas, qui, rappelons-le, restèrent moins d’un siècle, de nombreuses cultures se sont épanouies sur le territoire aujourd’hui appelé Equateur. L’archéologie équatorienne, peu financée, n’en est malheureusement qu’à ses balbutiements. Il existe en Equateur de très nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore fait l’objet de fouilles, mais sont connus par les locaux et les passionés, notamment dans la région de Manabi.

Les vestiges de Cochasqui

Au nord de Quito, sur la route de Mindo ou Otavalo, vous pouvez découvrir le site archéologique de Cochasqui, qui est le plus célèbre des vestiges pré-incas en Equateur. Sur plusieurs hectares, il regroupe 15 pyramides tronquées ainsi que des tolas, petits amoncellements de terre en langue cayapa. Ces différents éléments réunis forment un gigantesque calendrier solaire, posé à 3100 mètres d’altitude !

Ces édifications, qui selon les spécialistes auraient été construites entre 850 avant JC et 1550 après JC par les Kitus Karas, auraient eu une fonction cérémoniale, dans le cadre de l’adoration du soleil (Inti en Kichwa). Les spécialistes pensent aussi que ce fût un observatoire astronomique.

Après la visite du site, vous pouvez approfondir votre découverte en passant par le musée tout proche, qui propose différentes lectures historiques et de nombreuses informations sur ces édifications surprenantes.

Vestiges pré-Colombiens de la côte Pacifique

Les Valdivias, les Jama Coaques, les Chorreras, les Machalillas, Manteños et les Huancavilcas ont laissé de nombreux objets, notamment des céramiques, mais également des vestiges d’édifices et des pétroglyphes. La majorité de ces sites ne sont pas encore bien identifiés et étudiés. Cependant, près de Puerto Lopez, dans la communauté d’Agua Blanca, vous pouvez visiter un petit musée et un gisement archéologique de la culture Manteña.

Vestiges du peuple Yumbo

Il est un autre peuple, moins connu et moins documenté, qu’il nous semble important de mentionner ici. Il s’agit du peuple Yumbo. Celui-ci ne dispose même pas d’une page Wikipédia à son sujet, mais est pourtant l’objet de recherches d’archéologues et d’historiens équatoriens. Par ailleurs, de nombreux sites, et la persistance de rites Yumbos à l’époque actuelle, témoignent de son existence.

Selon les spécialistes, dont le plus renommé est Holger Jara, les Yumbos vivaient dans la zone de Tulipe, au nord-ouest de Quito, entre 400 et 1600 après JC. Ils commercaient avec les peuples de la côte et de l’Amazonie, et ont laissé des piscines, qui étaient utilisées à des fins rituelles de purification. La plus connue est située à Tulipe. S’y trouvent également plusieurs pétroglyphes. Un musée de site très intéressant a été créé dans ce petit village autour de la culture Yumbo. Il est également possible d’observer les rituels Yumbos à la période de Noël, dans le quartier de la Magdalena ou de Cotocollao à Quito : à cette occasion, les danseurs se réunissent avec leurs costumes traditionnels et jouent de la musique. Vous reconnaîtrez notamment le pingullo, flûte longue au son aigu.

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