À la découverte de l’Équateur multiculturel

La Constitution équatorienne reconnait treize nationalités. Deux langues indigènes sont aussi reconnues sur son territoire : le kichwa et le shuar. Ces communautés sont plus que jamais au cœur de la culture équatorienne grâce à des traditions et un mode de vie qui ont perduré au cours des siècles. Une simple visite dans la journée permet d’avoir un aperçu global, mais passer une nuit ou deux dans un village donne l’occasion de comprendre leurs coutumes et de pouvoir échanger facilement avec ses habitants.

Vivre au rythme des Andes

Pour partager des moments authentiques et respectueux, des séjours peuvent se dérouler dans une communauté près d’Ibarra. Les hôtes, fins connaisseurs des plantes environnantes et experts en cuisine typique des Andes pourront même vous proposer de déguster un de leurs cochons d’Inde, dont ils font l’élevage. L’expérience d’un séjour chez eux restera certainement une des plus enrichissantes.

À Otavalo et dans la région du Cayambe, les communautés ont aussi leurs propres coutumes.

Les descendants des Puruha se trouvent dans des communautés situées entre les volcans Chimborazo et Tungurahua.

Le projet dans ces communautés est principalement basé sur la réintroduction des lamas. Cet animal a en effet diverses fonctions très intéressantes : aide aux travaux des champs, tissage de la laine, viande très protéinée et peu grasse. Si vous le souhaitez, vous pouvez même parrainer un lama. En échange de ce don, et afin de sensibiliser les familles à la nécessité de solidarité, la famille s’engage à remettre quelques mois plus tard un bébé lama à la communauté.

En parallèle, les communautés fabriquent des confitures, biscuits, shampooing artisanal, etc. De nombreuses promenades à pied ou à cheval sont également possibles, dont la mythique montée aux mines de glace du Chimborazo ou la visite de Riobamba. Un accueil familial dans une véritable choza traditionnelle ne vous laissera pas indifférent.

La culture Cañari a laissé des traces de sa capitale : Tomebamba, recouverte par l’actuelle ville de Cuenca.

Sierra, Cuenca, Tomebamba
Sierra, Cuenca, Tomebamba

Sur la côte Pacifique, on dénombre près de cinq nationalités dont l’héritage a été mis en valeur dans le restaurant d’un superbe hôtel de luxe se trouvant non loin de la plage.

Cote Pacifique, coucher soleil
Cote Pacifique, coucher soleil

Les secrets de l’Amazonie : territoire propice à l’aventure  

Cette région représente près de la moitié du pays à l’est. Elle est l’un des écosystèmes les plus riches au monde. Des archéologues ont récemment découvert que le cacao était présent en Équateur autour de 5500 avant J.C, bien avant donc les Mayas.

Ses rivières, naissant dans les Andes, irriguent la région et se jettent dans le lointain fleuve Amazone. Son nom guerrier fut d’ailleurs donné par le conquistador Orellana qui partit de Quito en 1541. Deux siècles plus tard, le scientifique français La Condamine suivra le même périple et en décrira les découvertes à son retour en Europe.

En Équateur, près de neuf nationalités se partagent ce territoire.

Il est possible d’aller à la rencontre de certaines communautés notamment dans le Parc national de Yasuni, dans la réserve du Cuyabeno et dans le parc national Sumaco Napo Galeras.

Amazonie, Cuyabeno, communauté
Amazonie, Cuyabeno, communauté

La culture orale du peuple Zarapa, situé dans le sud du pays, a d’ailleurs été classée au patrimoine immatériel de l’Unesco en 2008 afin de préserver leurs grandes connaissances sur les plantes médicinales et sur la faune.

Les Sarayaku sont quant à eux des kichwas d’Amazonie alors que la majorité se trouve dans les Andes équatoriennes. Ils font partie des treize autres communautés reconnues dans la Sierra, toutes descendantes de peuples présents avant l’arrivée des Incas.

Les communautés waorani n’ont quant à elle été contactées qu’en 1950 et s’ouvrent doucement à l’occident. Ils subissent néanmoins d’énormes pressions, car l’Amazonie regorge d’hydrocarbures.

Les tagaeris et taromenanes sont des peuples dits « non contactés ».

À plusieurs reprises, les Occidentaux ont tenté de prendre contact avec eux. Ils n’en sont jamais revenus.

Cet espace, à la méga diversité inégalée, est aussi le territoire de jeu des jaguars, oiseaux colorés, caïmans que vous pourrez découvrir non loin des communautés et lodges se trouvant au cœur de la jungle.

Amazonie, Yasuni, toucan
Amazonie, Yasuni, toucan

Focus sur l’histoire des afro-Equatoriens

Les cimarrons du Pacifique porteurs d’une tradition devenue patrimoine de l’Humanité

Sur la côte Pacifique vit, en majorité, l’actuelle communauté afro-équatorienne. Comment sont-ils arrivés en Équateur ?

Le chroniqueur Miguel Cabello Balboa raconte qu’en 1553, un bateau parti du Panama s’échoue sur la côte Pacifique après des jours de navigation laborieuse. Les vingt-trois esclaves venant de Guinée s’échappent après s’être battus contre les Espagnols. Anton, leur chef s’allient avec Alonso d’Illescas, un noir déjà présent dans la région. Ils s’allient ensuite à la communauté des Cayapas alors présente dans cette région. Au cours du XVème siècle, ils créent un palenque une forme d’organisation république. On la nomme aussi « République des Zambos ». Zambo est le terme donné aux métis nés de l’union entre afro-descendants et indigènes. Afin de faire reconnaître leur république par les Espagnols, ils décident de voyager jusqu’à Quito. La peinture datant de 1599 en est un magnifique témoignage.

On y découvre Don Francisco de Arobe et ses fils arborant des bijoux en or, typiques de l’orfèvrerie indigène de la côte de l’époque et des vêtements européens.

Caciques, zambos, Esmeraldas
Caciques, zambos, Esmeraldas

Les mulâtres d’Esmeraldas – peinture de Sanchez Gallque 1599, Musée des Amériques de Madrid

Dès le XVIIIe de nombreuses danses métissées d’origine bantoue surgissent sur la côte équatorienne telles que le guateque, le mari-angola, curiquigingue et le candunga. François Dabadie, voyageur du milieu du XIXe siècle en rapporte quelques descriptions dans son livre A travers l’Amérique du Sud, mais seule la tradition du marimba perdure de nos jours. Le xylophone à résonateurs originaire d’Afrique, se jouant debout avec deux baguettes donne son nom au style qui va naître pendant la période coloniale : le marimba. Sa tradition est ancrée dans le quotidien et les rites de la communauté afro-équatorienne transmettant légendes et histoires de la tradition orale. Le marimba fut par ailleurs, inscrit à la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2015. Aujourd’hui, des artistes comme Papa Roncon ou Lindberg Valencia sont les porte-paroles de cette tradition musicale, porte-drapeaux des afro-Equatoriens.

Chota : la vallée de la bomba afro-équatorienne

Au XVIIe siècle, les Jésuites introduisent des esclaves venant d’Afrique de l’Ouest dans la superbe vallée du Chota près de Coangue afin d’approvisionner collèges et couvents en nourriture. Ils développèrent surtout la culture de la canne à sucre et l’élevage de bestiaux. Lors de l’expulsion des Jésuites en 1767, les esclaves passèrent dans les mains de propriétaires terriens. À l’abolition de l’esclavage en 1851, ils furent largement laissés pour compte. A la même époque, d’autres vinrent s’installer dans la région d’Esmeraldas.

Les esclaves rapportèrent leurs traditions musicales d’Afrique de l’Ouest. Avec le cuir des chèvres présentes dans la vallée du Chota, ils élaborèrent les percussions bomba, bongo et bombo d’origine africaine et allièrent la guitare espagnole et le güiro à leurs ensembles. La bomba était née. Pour les spécialistes, cette expression musicale est une stratégie de résistance face aux ignobles conditions de l’esclavage. La danse de la bouteille, entre autres, accompagne la musique bomba. La chorégraphie dansée par les femmes est un rituel de passage à l’âge adulte, mais aussi signe de sagesse, de stabilité et de pouvoir. La femme dansante est, notamment, celle qui gère la consommation l’alcool lors des festivités.

Aujourd’hui, la vallée du Chota compte les meilleurs footballeurs de la sélection équatorienne. Ils sont la fierté de tout le pays.

À l’œuvre pour la Nariz del diablo

Quelques décennies plus tard, sur demande du président Eloy Alfaro, quatre mille Jamaïcains sont venus grossir le rang des ouvriers pour construire l’impressionnant ouvrage ferroviaire de la Nariz del Diablo.

Au cours du XXe, beaucoup d’afro-descendants de la région d’Esmeraldas émigrent vers Guayaquil à la recherche d’un avenir meilleur. La communauté afro-équatorienne qui représente entre 7% et 10% de la population équatorienne vit en effet dans des conditions précaires dans des régions rurales souvent délaissées malgré leur apport incomparable à l’économie, à l’histoire et à la culture de l’Équateur.

De la côte Pacifique à l’Amazonie, en passant par les Andes, l’Équateur accueille en son sein des cultures qui se sont croisées tout au long des âges.

Des peuples pré-incaïques aux mouvements de populations imposés par les Incas, les peuples ont su s’adapter tout en restant attachés à leurs traditions ancestrales, empreintes de leurs cosmovisions qui, bien souvent ne séparent pas l’homme et la nature.

Des traces archéologiques subsistent encore aujourd’hui de ce passé lointain, mais sans nul doute les vestiges et traditions nés à l’époque coloniale sont les plus visibles à l’heure actuelle.

L’arrivée des Espagnols puis des Européens a, en effet, précipité ces brassages entre les peuples autochtones, les africains et les européens. Les Espagnols ont permis la diffusion du quichwa au détriment d’autres langues autochtones et ont fait partie d’un choc culturel sans précédent dans l’histoire du continent américain.

Cette diversité incroyable entre descendants d’Européens, afro-descendants et d’indigènes que l’on observe dans l’Équateur actuel est le témoignage vivant de son histoire complexe mais lui confère toute sa beauté.

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